Depuis 2018, Marie Vareille partage sa vie entre les Pays-Bas et la France, un équilibre qui lui permet de séparer plus nettement sphère familiale et sa vie d’écrivaine.
C’est dans la librairie De Vries van Stockum dans le bien connu Passage du centre-ville de La Haye que Marie Vareille est venue présenter son dernier livre " Nous qui avons connu Solange " publié aux éditions Flammarion.
Parmi le public composé d’une cinquantaine de francophones, beaucoup partageaient avec elle bien plus qu’une langue : le goût de la lecture, parfois de l’écriture, et une vie construite aux Pays-Bas.
Au fil d’un entretien mené avec douceur et justesse par Anne-Lise Lelong (ancienne animatrice du cercle d’écriture de l’Accueil et écrivaine elle-même), Marie s’est livrée dans une atmosphère à la fois intime et chaleureuse. Elle a confié ne pas avoir réussi à insuffler une touche néerlandaise à son dernier roman, mais y avoir glissé quelque chose de plus personnel encore : de la poésie, ce premier chemin qui l’a menée vers l’écriture.
La rencontre, ponctuée d’anecdotes et de réflexions sur la transmission entre les femmes, thème central de son livre, avait presque des airs de réunion familiale. Ses deux filles, présentes au premier rang, écoutaient leur mère parler de ces liens invisibles qui traversent les générations.
La curiosité du public ne s’est pas démentie : à la fin de la soirée, le stock de livres était épuisé. Preuve d’un moment réussi, à la fois simple et sincère, où les mots ont circulé avec naturel, comme une conversation prolongée.
Justine Dupuy, animatrice du cercle d’écriture de l’Accueil, un jeudi par mois
Géraldine Dyen, membre régulière du même cercle d’écriture, nous partage ce qu’elle a retenu de la rencontre :
« Écrire exige beaucoup d’empathie mais aussi de l’introspection.
Il faut tout d’abord être à l’écoute du monde qui nous entoure et des expériences plus ou moins extraordinaires que des personnes différentes de nous vivent sans qu’on ne le sache toujours. Mais il faut aussi écouter nos émotions face à ce monde extérieur, les laisser parler, les laisser nous emporter dans des directions non connues d’avance. Et dès lors se faire confiance pour aller au bout de son projet. Ne pas avoir peur des murs qui se lèvent devant nous. Le doute fait partie du processus créatif. Nos obsessions et nos démons sont notre voix car dans l’art, même si on manipule la réalité on se met toujours un peu à nu. »
Cet événement était organisé par l’Accueil La Haye (Anne-Lise, Marion et Faustine)
en partenariat avec :
- l’Alliance française (représentée par sa directrice Hélène Pichon) qui propose de nombreux événements en français, en plus des traditionnels cours de français
- et la librairie de Vries van Stockum, qui propose une section française de livres, elle-même en partenariat avec la Librairie francophone Le Temps retrouvé d’Amsterdam.
Au plaisir de vous retrouver pour une prochaine conférence.
Faustine Gauthier

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